Ethique et FIV ICSI

Publié le par Princesse Petit Pois

Sachant que seule la Procréation Médicalemement Assistée (PMA) peut nous aider à avoir un enfant, il me semblerait pour autant impensable de faire l'impasse sur les questions éthiques que certaines techniques peuvent poser. 

Aujourd'hui, j'ai donc trouvé un Avis du Comité Consultatif National d'Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, concernant la FIV ICSI.
 


"Le CCNE a été saisi par Claire Brisset, Défenseure des enfants, des risques potentiels
que pouvait présenter dans le cadre de la fécondation in vitro le recours à la micro-injection
d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte (ICSI).

Cinq questions précises sont posées :
1. Peut-on accepter le recours aux spermatides pour assurer une fécondation ?
2. Comment considérer la mise en place de stratégie associant ICSI et diagnostic préimplantatoire ?
3. Existe t-il un risque d’injection en même temps que les spermatozoïdes d’une partie de son milieu de conservation préalable ?
4. Quels sont les risques de transmission d’anomalie génique à l’enfant en particulier la stérilité ?
5. Comment assurer un suivi spécifique des enfants nés d’ICSI sans les stigmatiser ?
Ces questions importantes n’ont pas trouvé jusqu’ici de réponse claire. L’ICSI n’a jamais fait l’objet d’un débat parlementaire dans les lois de bioéthique de 1994. Un décret du 6 mai 1995 évoque simplement à deux reprises la micromanipulation d’ovocytes parmi les techniques d’AMP*. Ce n’est que dans une circulaire encadrant les bonnes pratiques cliniques en 1999 que l’ICSI a été véritablement mentionnée en tant que technique d’AMP sans qu’aucune disposition ne soit prise quant à l’évaluation d’un éventuel risque encouru par les enfants qui en sont issus.
Dans la mise au point et le développement clinique de l'ICSI, la nouvelle possibilité d’obtenir des embryons, en cas de déficit spermatique majeur, a servi de validation sans qu’une expérimentation animale suffisante normalement requise pour l'adoption d'une thérapeutique nouvelle ait réellement eu lieu. Le succès même de la technique, initialement proposé dans les cas de stérilité masculine pour ne pas avoir recours à un tiers donneur, pose de nouvelles questions, telles que l'élargissement possible à d'autres indications étrangères à la stérilité et ou la transmission éventuelle de mutations génétiques à la descendance."
* (AMP - Assistance Médicale à la Procréation)
* (ICSI - Intra Cytoplasmic Sperm Injection)

Si le lien ne fonctionne pas correctement, vous pouvez cliquer sur / recopier le chemin suivant afin de consulter l'intégralité de l'avis : http://www.ccne-ethique.fr/francais/pdf/avis075.pdf

Ma réflexion du jour : mon projet de parentalité, cher à mon coeur, ne dois pas m'aveugler sur des questions d'ordre éthique. Je ne me juge pas et je ne juge pas les autres, mais j'essaie, en ce début de parcours, de partir - au moins - avec mes valeurs : sincérité, authenticité, ténacité et intégrité. 

Mon souhait du jour : que l'OATS de mon conjoint ne soit pas le signe annonciateur d'une problématique de santé majeure

Ma peur du jour : si les résultats des bilans complets de mon conjoint (préalables à une FIV ICSI), révèlent des anomalies de nature à se répercuter notre enfant, et que le corps médical m'octroie malgré tout le droit de choisir une ICSI, aurais-je la force d'y renoncer par éthique ? Et parviendrais-je à faire le deuil d'une grossesse ?
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Publié dans Questions annexes...

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M
Bonjour Princesse...<br /> si tu as la moindre question sur la fiv icsi, je peux te faire part de toute notre expérience.. et de mon soutien...<br /> Amicalement..
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P
Merci Maître Zen ! Je n'y manquerai pas si les derniers résultats médicaux nous permettent d'envisager cette solution.A bientôt !