Infertilité, stérilité, à qui en parler ?
Lorsque vous sortez de chez votre gynécologue avec un diagnostic d'infrtilité ou de stérilité, avant de vous lancer dans un protocole de Procréation Médicalement Assistée (PMA ou AMP, au choix), vous avez encore toute une batterie d'examens (caryotype, maladies infectieuses...) à faire permettant d'évaluer quelles seront vos chances...
C'est le moment ou vous avez besoin de soutien ! De votre moitié en premier lieu, du corps médical, mais également de vos proches, amis ou famille. Je pense qu'il faut faire comme on le sent.
Pour ma part, j'ai choisi de ne pas trop en parler. Je n'ai pas honte, mais je souhaite éviter que mes proches se fassent du souci, soient embarrassés (surtout pour ceux et celles qui attendent l'arrivée d'un enfant...). Par ailleurs, je me dis que c'est une histoire intime, de couple, et que j'en parlerai lorsque je me sentirai prête, ou lorsque nous saurons si la FIV est possible, s'il nous faut nous tourner ves l'adoption, ou si des problématiques de santé ne vont pa nous percuter de plein fouet et nous faire réenvisager notre vie d'une toute autre manière... Mais, par dessus tout, j'ai peur qu'on éprouve de la compassion envers moi, envers nous...
A ce jour je ne me suis pas encore confiée à ma meilleure amie, qui habite à l'autre bout du monde. Elle attend un bébé pour la mi-août, et je ne veux pas 1/ qu'elle se fasse du souci pour moi 2/ qu'elle culpabilise de son bonheur. Je préfère donc laisser passer un peu de temps...
Je n'ai rien dit non plus à ma famille. Une de mes soeurs attend un bébé pou fin septembre, l'autre a une ravissante petite fille d'un an, et quant à mes parents, ils ont trop de difficultés personnelles pour être en mesure de me soutenir.
A qui en ai-je parlé ? A ma marraine adoptive et à une très bonne amie. Les deux sont capables d'entendre, de rassurer, de me secouer le cocotier si besoin est, et de ne pas me regarder comme une bête curieuse, emputée de sa faculté de procréer... C'est précieux.
Et vous, vous faites comment ?